Laïcité , JMJ, islam et catholicisme

JMJ_2010

C’est assez représentatif de notre société contemporaine qui accepte fort bien que certaines croyances religieuses ou spirituelles soient mises au ban , parfois très violemment, au nom de la liberté de penser  tandis que pour d’autres qui sont tellement plus prosélytes  et parfois dangereuses bénéficient d’une bienveillance active voir d’un encouragement.

Les manifestations qui se sont déroulées hier entre soutiens et opposants à la venue du chef de l’Eglise catholique à l’occasion des JMJ à Madrid en sont des illustrations parfaites. D’un côté des milliers de personnes qui entendent exprimer une foi particulière dans la joie et la bonne humeur – je caricature sans doute mais dans l’esprit c’est réel – et de l’autre une équivalente population qui sous prétexte de crise économique font face aux autres en lançant des slogans hostiles à la religion catholique et engageant parfois des actions violentes.

A entendre les «  laïcs  » il ne devrait pas y avoir de célébration catholique dans les villes de nos pays européens et surtout pas de Journées Mondiales de la Jeunesse – une organisation faite pour embrigader les jeunes selon les opoosants – de fait, si on écoute bien nos manifestants  » anti-pape  » il faudrait détruire toute présence chrétienne sur notre continent…

Dans le même temps que se déroulent les JMJ ( qui ne sont pas organisées chaque année ) les millions de musulmans présents en Europe ( et donc en Espagne ) sont tenus de pratiquer le jeûnes du Ramadan et à quoi n’assistons-nous là ?

Prenons le cas de la France, il y a officiellement plus de cinq millions de musulmans sur notre territoire et désormais il est question de la seconde opinion religieuse du pays. Très bien, nous sommes dans un Etat laïc et les religions font partie de la  » sphère privée  » qui doit hermétiquement faire un mur entre vie publique ( au sens large ) et vie privée.

Mais ce n’est pas tout à fait le cas car, dans un pays qui s’affirme le champion de la laïcité cette deuxième religion en terme de pratiquants bénéficie d’un soutien incroyable des diverses autorités ( nationales, régionales, départementales, locales ) : on ne compte plus les projets de construction de mosquées, de salles de prière, de centre culturel, on ne compte plus non plus les municipalités qui font des «  gestes  » envers la «  communauté musulmanes  » – beaucoup d’entre-eux possèdent la nationalité française… – tels des aménagement d’horaires dans les piscines pour les femmes ( Lille ) ou encore la généralisation des repas halal dans les cantines scolaires sans parler des soutiens affirmés des personnalités politiques à cet islam vu comme étant l’avenir de notre pays ( Bertand Delanoë et Ségolène Royal pour n’en citer que deux ).

Et les catholiques n’auraient pas la possibilité de manifester leur fois de temps à autres ? A-t-on vu ces temps derniers des  » cathos  » s’agglutiner sur un parking de supermarché pour prier ? Les autorités envoient-ils les compagnies de CRS chasser les musulmans des rues de nos villes le vendredi qu’ ils occupent illégalement ? Non, on les laisse tranquille, comme on devrait laisser tranquille les chrétiens.

La laïcité – voir la définition sur un dictionnaire – ce n’est pas tout à fait ce qui se fait en France en ce moment… c’est un euphémisme de le dire.

Donc on peu aisément cracher sur un chrétien mais il faut s’agenouiller devant un descendant du Prophète !

Et pour ajouter une touche ridicule aux affrontements de Madrid, les associations homosexuelles espagnoles appelent à un grand  » kiss in  » pour montrer leur mécontentement face aux JMJ et à la venue de Benoït XVI.

On croit rêver, en fait on cauchemarde !

Yann Redekker

 



Seine-Saint-Denis : un changement prochain de nom ?

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Une petite info publiée hier par le site François Desouche via F&D  devrait faire bondir les populations autochtones du département de Seine-Saint-Denis prochainement : Le Conseil général présidé par le socialiste Claude Bartolone concocterait – discrètement cela va sans dire … – un projet de référendum afin de changer le nom du département qui serait  » mal ressenti  » par la population musulmane !

Va-t-il y avoir un concours pour trouver le nouveau patronyme de ce département créé en 1968 ?

Va-t-on de nouveau assister – comme ce fut le cas en 1793 -  à la profanation de la nécropole royale de la basilique de Saint-Denis au motif que ce lieu catholique serait une insulte à l’islam ? 

Rappelons que la basilique de Saint-Denis est le lieu où sont inhumés 41 rois de France, 23 reines de France, 11 princes et princesses de France dont Charles Martel et 11 serviteurs de la Monarchie française dont Bertrand Du Gesclin.

Les socialo-communistes qui président le département depuis de longues années n’ont que le mot  » respect  » à la bouche. Bien sûr ce  » respect  » est à sens-unique et ne concerne uniquement qu’une partie de la population. Le vrai respect serait celui de respecter la population française qui ne comprendrais absolument pas de voir un éventuel changement de nom pour un département et une région de France.

Si le catholicisme a – plus ou moins – accepté la séparation de la religion et de l’Etat ce n’est pas le cas de l’islam pour lequel il n’y à pas de frontière entre la vie spirituelle et religieuse et la vie publique et chacun le sait.

Les citoyens de ce pays croient vivre dans une République laïque. C’est de moins en moins le cas !

Yann Redekker



Trompe-la-raison

Denis

Présent

Article de Rémi Fontaine publié le 29 juin 2011

Le directeur de la rédaction de La Vie, quelquefois mieux inspiré, a consacré récemment tout un dossier fielleux à expliquer pourquoi Marine Le Pen est dangereuse comme « tentation » et pourquoi les chrétiens doivent y résister (dans son numéro du 16 au 22 juin). Que Jean-Pierre Denis ( photo ) ait eu cette idée originale en même temps que Le Nouvel Observateur et autres publicistes de la bien-pensance médiatico-politique (cf. Caroline Parmentier dans Présent du 24 juin)  jette tout de même un sérieux doute sur la « contre-culture » qu’il entend maintenant défendre et illustrer…

Dans son éditorial, il « convoque » donc pour mémoire (selon son expression) la parole de Pie XI (contre l’Action française) afin de mieux condamner l’actualité de la vague bleue Marine : « Le catholicisme qu’évoque Marine Le Pen se révèle plus proche de celui de Maurras qu’elle voudrait le faire croire. C’est un catholicisme un peu particulier, très anticlérical, en somme. L’histoire de la chrétienté lui fait au mieux un joli décor, à condition d’en évacuer ce qui dérange… »

Et d’appuyer ainsi sa comparaison (éculée) du FN avec l’AF : « Pour Pie XI, le catholicisme  de l’Action française était un trompe-l’œil, et même un trompe-la-foi. Le “nationalisme intégral” n’a jamais été qu’un paganisme. Il assigne à l’Eglise catholique – au mieux – un rôle de “soutien de l’ordre”. On ne saurait se situer plus loin de l’Evangile [sic], cette insubordination de la conscience. Ajoutons ici le mot du cardinal Andrieu (…) : “Catholiques par calcul et non par conviction, les dirigeants de l’Action française se servent de l’Eglise, ou du moins, ils espèrent s’en servir, mais ils ne la servent pas.” »

Nous n’avons pas la place ici d’expliquer le péché par omission et de calomnie que constitue intellectuellement ce raccourci magistral de la pensée unique (tant pour Maurras que pour le Front national). Sur ces questions, nous le renvoyons notamment aux écrits de Jean Madiran (sa Réponse à « L’extrême droite » et l’Eglise) et de Bruno Gollnisch à l’adresse des évêques. Soulignons simplement la contradiction interne du donneur de leçons.

A la suite d’évêques incohérents, on ne peut pas en effet créditer à la fois le catholicisme de Sarkozy lorsqu’il parle laïcité positive et suspecter sinon condamner celui de Marine (qui se définit comme « une catholique de parvis ») ou de Maurras lorsqu’ils parlent juste laïcité ou empirisme organisateur. Car, à la vérité, ni l’un ni les autres ne se placent sur le plan de la foi mais au niveau d’une option temporelle relative à la foi, dont on peut en effet discuter (pour chacun) le bienfondé comme « soutien de l’ordre ». De ce point de vue, le FN n’est pas plus né (et ne demeure pas plus) « hors de l’Eglise » que l’UMP, selon la formule invoquée d’Emile Poulat…

Le paradoxe vicieux est que Jean-Pierre Denis soupçonne d’emblée, dans l’approche aconfessionnelle de ses cibles, une manœuvre tactique d’incroyant ou de mauvais croyant, alors qu’il absout républicainement l’approche toute aussi aconfessionnelle du Président, le dédouanant avec les évêques de l’instrumentalisation qu’il reproche aux autres.

« Assurément ni mon langage ni ma pensée ne peut être toujours de nature à satisfaire la conscience catholique en ce qui touche à l’appréciation du dogme sacré ou à l’énoncé de l’histoire ecclésiastique », disait l’agnostique Maurras, tout en considérant le « profond bienfait catholique », le « bienfait de son action sur le genre humain ». Tout comme Marine Le Pen plaide (dans son entretien accordé à La Vie) pour que les racines chrétiennes soient inscrites dans la constitution européenne et refuse de voir dans la laïcité « le support d’une religion qui devrait accéder à égalité avec celle qui fonde notre civilisation ».

En dépit de ses déficiences éventuelles, la saine laïcité qu’elle défend ici, si l’on peut dire, accorde positivement, scientifiquement, temporellement, une certaine préférence religieuse (moins explicite assurément que celle de l’Action française) au catholicisme qui a fait la France et à sa doctrine sociale traditionnelle (comme fait religieux dont on ne peut nier l’évidente réalité). A la différence du laïcisme même ouvert qui accorde idéologiquement l’égalité aux religions sans distinction. Or le refus d’une préférence est encore une préférence religieuse, comme le refus d’une métaphysique est encore une métaphysique. En l’occurrence le culte du relativisme qui est celui de l’homme subordonnant le spirituel au temporel. Vous avez dit « instrumentalisation » ? Dans ses mauvais jours, Marine Le Pen peut laisser parfois entendre, hélas, qu’elle se rapprocherait un peu trop de cette malsaine laïcité négative (de stricte observance). Comme dans ses bons jours, Sarkozy peut parfois laisser entendre qu’il rejoindrait une saine laïcité positive

Jean-Pierre Denis ferait mieux d’abandonner les préjugés hostiles qui sont les siens à l’égard de Maurras et de Marine Le Pen, afin de considérer philosophiquement qu’il se trompe et nous trompe énormément. Ce n’est pas l’Action française (dont la condamnation a été levée !) ou le Front national qui sont un trompe-l’œil, un trompe-la-raison et un trompe-la-foi, à leur humble niveau temporel de souci du bien commun national. C’est la démocratie religieuse, le laïcisme érigé en religion sous couvert de droit à la liberté religieuse, bref le totalitarisme sournois de la dictature du relativisme. Et tant pis si cela lui côute de le reconnaître en ce temps d’inquiétude du politiquement correct…



Diligence !

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FN Franche-Comté

Communiqué de Patrick Jeanroch, SD du FN 90 du 22 juin 2011

Après une première tentative d’incendie il y a près d’un mois et demi, une partie de l’église de Danjoutin a été détruite ce lundi midi.

La Fédération Front National du Territoire de Belfort tient à condamner avec la plus grande fermeté un tel acte qui porte gravement atteinte à notre religion catholique. Nous demandons, en outre, aux pouvoirs publics de mener cette enquête avec la même diligence et la même sévérité que lorsqu’il s’agit de la dégradation ou de la destruction de lieux de culte d’autres religions.



L’Eglise anglicane va autoriser des évêques homosexuels

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TF1 actualités

édition du 20 juin 2011

Des prêtres homosexuels un jour évêques ? Ce serait pour bientôt. L’Eglise anglicane d’Angleterre s’apprête à l’autoriser, selon un document devant être rendu public lundi en prévision du prochain synode de l’Eglise en juillet.

Intitulé « choisir des évêques, la loi sur l’égalité de 2010« , ce texte insiste sur le fait que l’orientation sexuelle ne doit pas être prise en considération dans la promotion d’un prêtre au rang d’évêque. Cependant, le document recommande que la hiérarchie de l’Eglise puisse bloquer une nomination si cette nomination devait « causer de la division et de la désunion dans le diocèse » concerné.

L’Eglise anglicane avait été pressée de clarifier sa position sur l’ordination d’évêques homosexuels après que Jeffrey John, prêtre célibataire et homosexuel vivant avec un autre religieux, eut été contraint de renoncer au poste d’archevêque de Reading en 2003. En juillet 2010, l’Eglise anglicane d’Angleterre a de nouveau écarté la candidature de Jeffrey John ( photo ) au poste d’évêque du diocèse londonien de Southwark. Doyen de St Albans, Jeffrey John a contracté en 2006 un partenariat civil avec un autre prêtre, tout en assurant vivre dans le « célibat », un terme qui pour les hommes et les femmes d’Eglise est synonyme de chasteté. En septembre dernier, l’archevêque de Canterbury, le chef des anglicans, avait indiqué qu’il n’avait « pas de problème » avec le fait que des évêques soient homosexuels, pourvu qu’ils s’en tiennent au célibat.

L’ordination des femmes et celle d’évêques homosexuels dans l’Eglise d’Angleterre divise profondément ses membres. De nombreux hiérarques et fidèles anglicans, notamment en Afrique, rejettent l’attitude de leur Eglise sur l’homosexualité. Deux mois après la visite historique au Royaume Uni du pape Benoît XVI, trois évêques anglicans avaient annoncé en novembre dernier qu’ils rejoignaient, avec deux autres transfuges, l’Eglise catholique, pour marquer leur opposition à l’ordination des femmes ou la bénédiction des unions homosexuelles dans l’Eglise d’Angleterre.

L’Eglise anglicane est née d’une rupture avec l’Eglise catholique au 16e siècle après que le pape Clément VII eut refusé d’accorder au roi d’Angleterre Henri VIII un divorce. L’Eglise d’Angleterre est l’Eglise mère de la communauté anglicane, qui compte quelque 77 millions de fidèles.



Bioéthique/laïcité : les francs-maçons sortent du placard

 

24 Heures/actu.com

édition du 19 juin 2011

Dans un communiqué publié le 25 mai dernier, le Grand Orient de France s’en prend ouvertement à l’Église catholique au sujet de ses positions sur la bioéthique, et en particulier au cardinal Vingt-Trois qui avait évoqué un « recul de civilisation ». Une prise de position affligeante…

De quoi se mêlent les franc-maçons qui dénoncent « l’obscurantisme » de l’Eglise catholique ? N’ont-ils plus de jeux de rôle avec lesquels s’amuser ? De trafics d’influence à mettre en place ?

Pour ceux qui connaissent mal la franc-maçonnerie, ce communiqué illustre parfaitement ce qu’incarnent ces cercles d’initiés et de copinages : un scientisme totalitaire, dangereux et sans limites.

Un ersatz de secte d’ados excités par le secret et les petits jeux de pouvoir. De gros bourgeois en manque d’adrénaline qui s’ennuient dans leurs petites vies étriquées et qui n’ont rien d’autre à faire qu’à se déguiser, à organiser des cérémonies pathétiques de boy scouts et à donner des leçons à la terre entière.

D’ailleurs, avec ses postures grotesques, la franc-maçonnerie ne serait pas un problème si ces pantins se contentaient de leurs mises en scène pour pré-pubères. On connaît les gotiques, ils fonctionnent un peu de la même manière, mais eux ne font rien de mal à part se couvrir de ridicule.  Ils n’ont pas d’influence sur les médias, la politique, la justice, l’économie, les finances…

Sans entrer dans le débat sur la bioéthique, sur la modernité, sur le scientisme à outrance, sur l’irresponsabilité de ceux qui souhaitent que l’homme se prenne pour Dieu, sur la douce pente qui conduit à plus ou moins long terme au clonage humain, c’est ici sur la forme du communiqué que le Grand Orient exaspère.

Voici ce communiqué scandaleux :

« Le Grand Orient de France s’étonne et s’inquiète des réactions de l’Église Catholique concernant le projet de loi sur la bioéthique, discuté en ce moment à l’Assemblée Nationale.

L’évocation par Monseigneur Vingt-Trois d’un « recul de civilisation » dénote un obscurantisme et un mépris des positions éthiques laïques qui sont évidemment la préoccupation des élus concernés et à qui l’on doit reconnaître la conscience de leur responsabilité.

Sans dénier à l’Église le droit de dire une morale qui concerne ses adeptes, le Grand Orient de France rappelle que dans ce débat qui intéresse le pays tout entier dans la diversité de ses composantes philosophiques et religieuses, l’État est chez lui et l’Église doit rester chez elle.

Le respect de la laïcité garante de la paix et de la justice sociale est à ce prix. »

Ce communiqué est grotesque à double titre :

D’une part, il est logique que l’Église prenne la parole sur les sujets de société. C’est le principe de toute religion que de proposer des grilles de lecture, d’être des boussoles morales pour les fidèles. Le Grand-Orient ne voit-il pas la différence entre gouverner un pays et donner son point de vue ?

C’est pourtant la différence qu’il y a entre théocratie et laïcité. Renier le droit à la parole aux religion, ce que nombreux laïcards extrémistes et anticléricaux comme nos amis franc-macs souhaitent, n’est rien d’autre que de la persécution religieuse… et il vont nous parler de tolérance et de société éclairée…

Le blogueur catholique Guillaume de Thieulloy a d’ailleurs posté un billet pour défendre la position de l’Église dans lequel il interpelle le Grand Orient : « Imaginez-vous que nous cessons d’être catholiques dès que nous sortons de l’église, ou dès que nous sortons de chez nous? ».

D’autre part, ne faut-il pas manquer de culot lorsqu’on est une espèce de groupuscule secret ésotérique et élitiste (il faut être coopté pour accéder à une loge maçonnique, et clairement ça n’est pas donné à toutes les couches sociales)  qui représente une infime minorité de nantis pour expliquer à l’une des religion les plus importante du monde ce qu’est la démocratie.

Le Grand Orient veut que « l’état reste chez lui et l’Église chez elle » mais il a  oublié « les loges chez elles ». Car il reproche à l’Église, dans son communiqué,  de faire ce que lui même est précisément en train de faire via ce communiqué : intervenir dans un débat public… En fait, le prosélytisme franc-maçon est bien plus insidieux et malsain que celui des religions car qu’il se grime en laïcité et en neutralité.

Que nos amis franc-maçons retournent donc dans leurs caves avec leurs lanternes, leurs frères notaires ou avocats et qu’ils continuent leurs rituels et leurs guignolades. Qu’ils continuent même à être solidaires professionnellement (sans aller jusqu’à l’affaire des casseroles qui avait mis à jours les aspects les plus sales de la franc-maçonnerie) mais qu’ils évitent de donner des leçons de moral, qu’ils apprennent le vrai sens de la laïcité, qu’ils se débarrassent de leur anticléricalisme désuet et qu’ils remettent en question leur modèle progressiste médiéval et obscurantiste.



Les évêques italiens appellent l’Europe à accueillir 200 millions de « réfugiés environnementaux »

Clandestins

Novopress

19/06/2011 – 08h00

Rome (NOVOpress) – D’ici à 2050, le nombre des « réfugiés environnementaux », contraints de quitter leur pays à cause des désastres naturels, de la désertification, de la pollution, du manque d’eau, de nourriture et d’énergie, pourrait atteindre 200 millions.

C’est ce qu’affirme la conférence épiscopale italienne dans son message pour la sixième Journée pour la sauvegarde de la Création, qui aura lieu le 1er septembre (texte intégral ici).

Face à tant d’immigrés qui cherchent à rejoindre l’Europe, le texte, élaboré conjointement par la « Commission épiscopale pour les problèmes sociaux et le travail, la justice et la paix » et la « Commission épiscopale pour l’œcuménisme et le dialogue »,  rappelle encore une fois le devoir de solidarité et d’accueil de tout homme, « sans jamais repousser aucun de nos frères ». « Il y a, écrivent les évêques, de plus en plus d’hommes et de femmes qui sont contraints d’abandonner leur terre d’origine pour des motifs liés, plus ou moins directement, à la dégradation de l’environnement. »

Dans ce processus, expliquent les évêques devenus climatologues, « un rôle non négligeable est joué par le changement climatique, qui, à travers la variation brutale et pas toujours prévisible de ses zones, risque d’affecter l’habitabilité de régions entières de la planète et d’augmenter, en conséquence, les flux migratoires. »

Selon les deux commissions épiscopales, « pour autant que des prévisions soient possibles, on ne se trompe pas en imaginant que, d’ici le milieu de ce siècle, le nombre des réfugiés environnementaux pourra atteindre les 200 millions ».? Dans cette perspective, les évêques exhortent à « éduquer à l’accueil », ce qui implique de « devenir des témoins authentiques de gratuité et de service à l’égard de toute personne humaine ».

C’est l’occasion de relire l’analyse rigoureuse de l’idéologie de « l’accueil aux immigrés » récemment menée par le plus célèbre converti d’Italie, Magdi Cristiano Allam.

Source : www.blitzquotidiano.it



Marine Le Pen s’en prend aux curés

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Le Figaro

édition du 17 juin 2011

«Les curés devraient rester dans leur sacristie», peste Marine Le Pen dans un long entretien publié cette semaine dans le magazine La Vie. «De nombreux curés sont devenus des responsables politiques», regrette la présidente du Front national. En prenant «des positions éminemment politiques de lutte contre le FN», Marine Le Pen juge que «le clergé français est sorti de son rôle et transmet des préjugés qui vont à l’encontre des principes qu’il devrait défendre».

«Une partie de l’effondrement moral de nos sociétés, de l’avancée de l’individualisme et du consumérisme, est liée à l’affaiblissement de l’Église. Si les prêtres s’occupaient de leurs ouailles plutôt que de politique, cette situation serait probablement réversible», poursuit Marine Le Pen.

La présidente du FN réaffirme par ailleurs que son souhait de voir la peine de mort rétablie n’est pas en contradiction avec sa foi. «Je comprends que des gens soient opposés à la peine de mort par conviction religieuse. Mais l’Église a toujours fait la différence entre la vie innocente et la peine de mort appliquée en condamnation des crimes les plus violents», assure-t-elle.

Dans un registre plus personnel, Marine Le Pen se dit «absolument croyante», mais «un peu fâchée avec l’Église». Affirmant qu’elle aimerait «bien sûr» rencontrer le pape Benoît XVI, la leader frontiste explique qu’elle parlerait avec lui «des dangers qui pèsent sur notre civilisation (…) par l’effet des deux nouveaux totalitarismes du XXIe siècle, après le nazisme et le communisme du XXe : le mondialisme et l’islamisme».

Note YR : Et elle a raison !



Solidarité avec Asia Bibi

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Action Française

édition du 3 juin 2011

Il faut tout faire pour sauver Asia Bibi, cette chrétienne pakistanaise condamnée à mort pour blasphème, et qui se trouve enfermée depuis deux ans dans une prison infecte, incertaine de son sort. Notre attention a déjà été attirée par la situation insupportable des chrétiens dans ce pays.

Le Pakistan appartient à une zone troublée. Nous le savons à cause de la mort de Ben Laden à la suite d’une opération commando de l’armée américaine. Ces frontières poreuses avec l’Afghanistan en pleine guerre, ces relations compliquées avec l’Inde, sa situation de puissance nucléaire, tout est fait pour susciter l’inquiétude sur le devenir d’une nation par ailleurs travaillée par le fondamentalisme islamiste.

Deux personnalités pakistanaises de premier plan ont été assassinées récemment : le gouverneur du Penjab, Salman Taser et le ministre chrétien des minorités Shahbaz Bhatti. L’un et l’autre n’étaient coupables que d’avoir pris la défense d’Asia Bibi, cette chrétienne condamnée pour avoir bu un verre d’eau réservée aux musulmans. On juge de la disproportion du soi-disant blasphème avec la peine de mort infligée à la malheureuse. Seule une campagne de presse vigoureuse dans nos pays est en mesure de peser sur les autorités pour mettre fin à son calvaire. C’est pour cela que le mari et la fille d’Asia étaient la semaine dernière en France. Ils ont pu contacter le député Christian Vanneste qui a lui même informé notre ministre des Affaires Etrangères, Alain Juppé. Ce dernier a assuré le député du Nord qu’il s’occuperait de l’affaire dans les 48 heures.

On souhaite vivement que l’action de la France par sa diplomatie, aboutisse dans les meilleurs délais à faire sortir cette chrétienne d’une prison, où elle vit non seulement dans des conditions insupportables, hors de toute hygiène, mais où elle court le risque d’être assassinée. Régulièrement, l’opinion publique est mobilisée au service de personnes en danger. Il y eut le cas célèbre d’Ingrid Betancourt. Il y a nos otages en Afghanistan et en Afrique. Mais il y a aussi notre sœur dans la foi, Asia Bibi, qui mérite le même engagement et la même solidarité !

Chronique lue sur Radio Notre-Dame le 2 juin 2011 – Gérard Leclerc – France Catholique



Lettre ouverte au ministre de la Défense

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Valeurs Actuelles

Article de Frédéric Pons publié le 26 mai 2011

Le rapport de mission en Afghanistan du père Benoît Jullien de Pommerol, aumônier du 2e régiment étranger de parachutistes (Calvi), a suscité de vives réactions au sein de l’état-major, dont l’enquête interne est sévère. Elle parle de « témoignages déformés tels que rapportés », de « manque de nuances et de tolérance ». Certains officiers jugent “exagérées”, “approximatives”, voire “indignes” d’un homme d’Église les critiques exprimées par l’abbé de Pommerol.

La publication de son document (qui aurait dû rester confidentiel) a conduit des députés de la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée, à commencer par son président, Guy Teissier, à auditionner le “padre”. Nos lecteurs avaient pu lire dans notre édition du 20 janvier de larges extraits de son rapport, reproduit en intégralité sur notre site. Cette publication avait entraîné un abondant courrier, très largement approbateur, notamment dans la communauté militaire. Certains témoignages étaient même venus compléter le catalogue d’“incidents” fourni par le “padre”. Une fois ce débat ouvert, notre rédaction a donné la parole, la semaine dernière, à Mgr Luc Ravel, évêque aux armées, supérieur hiérarchique de l’abbé de Pommerol. Mgr Ravel a pu nous donner son appréciation, souvent critique, sur la forme et le fond de ce rapport.

La publication de l’interview de Mgr Ravel a coïncidé avec la sortie, au Journal officiel le 17 mai, de la réponse de Gérard Longuet, ministre de la Défense, à une question du député UMP Jean-Claude Bouchet. Choqué que le ministre ne l’ait pas entendu avant sa réponse officielle qui le met publiquement en cause, le père de Pommerol a décidé de réagir publiquement, en écrivant directement à Gérard Longuet. Sa “lettre ouverte” porte sur quelques points particuliers de l’opération en Afghanistan (4 000 soldats français engagés) mais elle est une pièce de plus dans le débat sur les raisons de notre présence dans ce pays.

 » Monsieur le Ministre, Après la publication malheureuse, sur Internet et dans la presse, de mon rapport de fin de mission en janvier dernier, j’ai délibérément choisi de garder le silence et de refuser toutes les sollicitations (articles, conférences, etc.), afin de laisser les autorités militaires et vos services travailler et enquêter dans la sérénité, attendant d’être moi-même interrogé.

Cela me semble aujourd’hui vain, puisque vous publiez, au Journal officiel du 17 mai 2011, une réponse à la question écrite de Monsieur le député Bouchet (question n° 100539 au JO du 22/02/2011), dans laquelle vous mettez en cause l’exactitude des faits que je rapporte, sans que jamais je n’aie été entendu par ceux qui ont mené les enquêtes aboutissant à cette conclusion. Ni les autorités militaires, ni la DPSD, ni vos services, personne ! Quelle étrange façon d’enquêter…

J’aurais pourtant pu vous préciser le sens de ma démarche. Je le fais donc ici, et publiquement, puisque mon honnêteté est maintenant mise en cause pu bliquement. Ce que je dénonce dans le rapport n’est en fait que le prolongement de ce qui se passait il y a vingt ans, lors de la guerre du Golfe. Déjà, la soumission à l’islam y est flagrante.

Cela commence à l’arrivée au port de Yanbu (Arabie Saoudite), lorsque les soldats français débarquent des bâtiments de la Marine nationale. La police religieuse saoudienne les attend au bas de la passerelle, vérifiant, en écartant les cols de treillis, que les militaires ne portent pas de croix autour du cou ; et si c’est le cas, la croix est retirée, mise dans une enveloppe et retournée en France.

Avant même d’arriver, des consignes incroyables ont été données : ne pas transporter de porc ou d’alcool dans ses bagages ; ne pas s’en faire envoyer dans des colis (la prévôté a même la mission sur place de le vérifier en ouvrant des colis au hasard, confisquant et détruisant les victuailles interdites par l’islam) ; ne pas arborer de croix rouges sur les véhicules sanitaires… Tout cela en dit long sur l’état d’esprit de la mission et ceci jusqu’au bout…

Au retour, après des morts et tant de blessés, transitant par Yanbu pour partir vers la France, nos convois routiers sont obligés de faire des dizaines de kilomètres supplémentaires pour contourner notamment la ville de Zilfi, interdite aux non-musulmans. Quelle incompréhension chez nos admirables soldats qui l’acceptent, malgré tout, sans que le pouvoir politique ne s’en offusque, trouvant sans doute cela normal.

En fait, il y eut une réaction : celle du ministre de la Défense, Monsieur Jean-Pierre Chevènement. Indigné par l’interdiction des concerts d’Eddy Mitchell prévus à Noël 1990, il annula, en guise de protestation, un entretien avec son homologue saoudien. En exprimant ses regrets, il précisa que « les chansons d’Eddy Mitchell ne menacent pas les valeurs islamiques, pas plus qu’elles ne menacent en France les valeurs chrétiennes ». Que les valeurs chrétiennes soient menacées par les consignes saoudiennes interdisant les croix, les aumôniers militaires ou les objets religieux non musulmans en général ne sembla pas gêner vraiment le ministre.

Doit-on aussi accepter sans s’indigner, Monsieur le Ministre, le fait que les forces françaises offrent aujourd’hui en Afghanistan des tapis de prière à la gloire de l’Arabie Saoudite (avec les cimeterres et le palmier) ? Je tiens un exemplaire à votre disposition, envoyé par des soldats français lassés de tout cela.

Doit-on accepter sans s’indigner que les forces françaises offrent une mosquée au village de Landakhel, bâtiment construit grâce à l’argent du contribuable français ? Qu’il soit imposé à des militaires féminins de se couvrir la tête au nom de l’islam ? Qu’il soit décidé par un général que tous les soldats français de sa zone mangeraient halal, qu’on organise un repas de fin de ramadan au profit des Afghans, etc. ?

Les Saoudiens, en 1991, ne nous avaient pas imposé tout cela. N’est-il pas choquant que nos propres chefs, dans notre armée républicaine et laïque, décident de nous l’imposer en 2010 ?

Je vous l’assure, Monsieur le Ministre : les faits que je rapporte ne sont ni “exagérés” ni “approximatifs”, pour reprendre les termes utilisés à mon égard dans votre réponse à Monsieur le député Bouchet.

Vous affirmez qu’un « militaire féminin a reçu l’ordre de se couvrir les che veux pour se protéger ». La protéger de qui, de quoi ? « Des regards d’un certain nombre d’Afghans ? », fut-il répondu à Mgr Ravel. Puisque cet ordre de se couvrir les cheveux n’est plus donné aujourd’hui, j’en déduis que les Afghans n’ont plus de “regards”. Marchent-ils les yeux fermés ?

Vous écrivez que ce fut « pour remplir une mission particulière ». Tous ceux qui ont assisté à cette scène savent que ce n’est pas la réalité. Mais quelle mission particulière pourrait requérir que les féminines couvrent leur tête avec un chèche ? Et sachez qu’il ne s’agit pas que d’un seul militaire féminin. Il y eut plusieurs cas. Je tiens des photos et des témoignages à votre disposition. Peut-on justifier cela par “un contexte opérationnel spécifique” ? Un contexte qui serait alors propre à la France puisque les autres pays de la coalition ne demandent pas cela.

Le fond du problème, Monsieur le Ministre, est que nous n’avons pas de consignes claires. Mgr Ravel évoque cette lacune dans son interview du 19 mai à Valeurs actuelles, à propos des « lignes directrices sur le juste et le légitime ». Notre évêque aux armées affirmait aussi le 23 février 2011 (dans la Nouvelle République) que « les chefs doivent mener une réflexion pointue afin de définir des consignes claires pour ceux qui sont sur le terrain ». Il serait temps d’avoir ces consignes. Cela fait dix ans cette année que nous sommes engagés en Afghanistan.

Comme “consigne claire”, je reçois de la part d’un général un courrier, approuvé par le chef d’état-major de l’armée de terre, m’expliquant combien j’ai tort, me précisant ceci : « Une fillette au bras d’un adulte ou des femmes voilées ne sont pas en soi choquant ! Et même demander à un sous-officier féminin de se couvrir la tête pour éviter d’éventuelles convoitises ou regards déplacés peut se révéler judicieux. Cela dépend du contexte local. » Je me souviens, Monsieur le Ministre, des larmes des femmes afghanes voyant nos militaires féminins vivre “normalement”, sans le joug du voile. Je ne peux alors m’empêcher de penser que ce général est gravement décalé.

Mon interprétation des faits serait, selon votre réponse, en « total décalage » avec « la finalité de l’engagement opérationnel de la France en Afghanistan ». Mais si je me réfère à ce que disait en 2008 le chef de l’État, chef des armées, le président Nicolas Sarkozy, qui est vraiment en décalage ? N’expliquait-il pas que nous étions aussi en Afghanistan pour, qu’un jour, les femmes afghanes n’aient plus à porter la burqa ? C’est bien l’ordre d’imposer le voile à nos féminines qui me semble « en total décalage avec la finalité de l’engagement opérationnel de la France en Afghanistan ».

Jusqu’à quand, Monsieur le Ministre, resterons-nous dans le flou et laisserons-nous tant d’amertume dans le cœur de nos soldats qui remplissent, malgré tout, si excellemment leur mission sur ce théâtre si difficile ? Me tenant à votre entière disposition si vous souhaitez m’entendre sur ces sujets, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

Père Benoît Jullien de Pommerol, aumônier du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi, actuellement coordinateur JMJ du diocèse aux armées (Journées mondiales de la jeunesse, à Madrid du 16 au 21 août, www.jmj-armees.fr), sera aumônier auprès des forces armées aux Antilles à partir du 1er septembre.



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